L'exigence du vivant
Cultiver le vivant pour produire des vins durables et ancrés
Le vivant
La vigne ne pousse pas seule. Elle fait partie d'un écosystème complexe où chaque élément joue un rôle. Nous avons fait le choix d'une viticulture bio-régénératrice, qui cherche à restaurer et renforcer les équilibres naturels plutôt qu'à les contraindre. Notre conviction : des sols qui vivent mieux donnent des vins qui disent plus vrai.
Ce n'est pas une posture. C'est une démonstration. Chaque geste est mesurable, vérifiable, publié. Nous travaillons avec le CIVP dans le cadre des programmes Terre Apara et Solvivar pour quantifier précisément ce que la bio-régénération apporte au végétal et aux sols. Les résultats appartiennent à tous.
Les chiffres qui comptent
Ces chiffres ne sont pas des objectifs marketing, mais des repères — des jalons dans une transformation en cours.
La stratégie RSE du Domaine Matteri est intégrée au cœur de notre projet viticole et économique. Elle est pensée comme un cadre structurant des décisions prises : à la vigne, au chai et dans la relation au territoire. Notre raison d’être est de promouvoir une viticulture durable, bio-régénératrice, respectueuse des équilibres naturels : produire des vins d’émotions et en assurer la pérennité économique et humaine du domaine.
Notre ambition n'est pas d'être neutre. C'est d'être en dette positive envers notre territoire, nos voisins et nos écosystèmes — redonner plus que nous ne prenons, laisser la terre dans un état meilleur que celui dans lequel nous l'avons trouvée.
Pilier environnemental
Pilier social et humain
Pilier territorial
Les sols
Un sol vivant, c'est des milliards de micro-organismes par cuillère à café de terre. Des champignons mycorhiziens qui connectent les racines entre elles comme un réseau nerveux. Des vers de terre qui aèrent, brassent, fertilisent. C'est ce réseau invisible que nous protégeons, que nous restaurons, que nous observons.
Les couverts végétaux entre les rangs ne sont pas du désordre — ce sont des usines biologiques. Les composts que nous fabriquons sur place ne sont pas du recyclage — ce sont de la fertilité future. La taille douce qui respecte les flux de sève n'est pas de la lenteur — c'est de la précision.
En 2024–2025, le taux de matière organique moyen des sols du domaine était de 1,5 %. Notre objectif est d'atteindre 2,5 % en 2035. Pour y parvenir : des amendements organiques notamment grâce à deux stations de compostage en bout de champs de 300 t/an chacune prévues en 2027 et du biochar autoproduit par combustion des souches arrachées.
Ce que ça change dans le verre ? Un sol vivant nourrit la vigne en profondeur plutôt qu'en surface. La racine descend plus loin, cherche des minéraux différents, développe une complexité qu'aucun intrant ne peut imiter. C'est ce qu'on appelle le goût du lieu — et c'est mesurable.
La diversification
Ces productions ont vocation à donner naissance à des produits transformés à forte identité territoriale : huile d’olive, miels, herbes sèches, infusions, vinaigres, produits gastronomiques élaborés avec des partenaires artisans.
La diversifcation vise également à enrichir l’expérience client, en faisant découvrir d’autres produits issus d’exploitation exemplaires
engagées dans des démarches similaires et notamment à travers des coffrets associant vins et produits du domaine, de façon à renforcer l’autonomie du domaine en réduisant la dépendance exclusive à la vigne.
L’eau
L'eau n'est pas une ressource. C'est un cycle. En Méditerranée, l'eau est la contrainte première. Les étés de plus en plus chauds, les pluies de plus en plus capricieuses, les nappes phréatiques sous pression — c'est notre réalité quotidienne. Notre réponse : l'hydrologie régénératrice. Avec Alain Malard, nous redessinons les paysages du domaine pour que chaque goutte d'eau soit captée, ralentie, infiltrée — plutôt que perdue par ruissellement.
Les haies bocagères ralentissent le vent et retiennent l'humidité. Les zones humides créées sur les parcelles basses rechargent les nappes. Les couverts végétaux limitent l'évaporation du sol. Ce n'est pas de la technologie — c'est de la géographie bien lue. Objectifs 2025–2030 : 5 km de fossés, 2 km de haies bocagères, 10 mares ou zones humides.
La biodiversité
FAUNE
Reptiles et oiseaux protégés, dont certains rares, ont été observés sur chaque îlot. Mise en place d'un suivi particulier notamment pour la population entomofaune dont la diversité et la quantité sont des facteurs clés pour les équilibres de toutes les autres espèces
FLORE
Des espèces végétales rares et protégées. Un programme de sanctuarisation des habitats en cours d'écriture pour favoriser leur développement et créer de nouvelles haies en respectant la matrice de plantation au sein de chaque groupe de strate avec des essences locales : chênes verts, arbousier, myrtes, pistachiers ...
HABITATS
Restauration et création d'habitars favorables (murs de pierre, restanques, ruines, arbres gites) et mise en place de continuités écologiques qui relient nos parcelles aux espaces naturels environnants. Nous ne sommes pas une île — nous sommes un maillon.
La transmission
Ce que nous voulons laisser
Le Domaine Matteri a vocation à devenir un lieu de démonstration et de transmission — pas seulement un vignoble qui produit de bons vins. Un endroit où d'autres vignerons viennent voir ce que la bio-régénération fait concrètement à une terre. Où des jeunes agriculteurs apprennent des pratiques différentes. Où la science et le savoir-faire ancestral se parlent.
